La roselière

La forêt alluviale en imagesLe plan d'eau en imagesLa roselière en imagesLa rivière Nive et les berges en imagesLes ruisseaux et les fossés en imagesLa prairie humide en images

Où sommes-nous ?

© Ville de Bayonne

Après l’entrée du pont Blanc, à mi-chemin sur la ligne droite, sur le côté gauche (à l’est) tout en contrebas.
C’est une roselière, c'est-à-dire un ensemble de roseaux, de couleur verte en période d’été.
Son rôle est essentiel pour les oiseaux, pour qui elle représente un habitat de repos en migration pour la Gorge-bleue et le Phragmite aquatique ou de nidification pour la Rousserole effarvatte.

© Ville de Bayonne

Au même endroit,  en surplomb de la roselière, mais en hiver : les roseaux sont secs. On peut apercevoir les fossés qui traversent la roselière amenant l’eau de la rivière Nive au gré des marées.
L’apport en eau pour cette formation végétale est indispensable puisqu’elle se développe uniquement sur des sols inondés très régulièrement ou en permanence.
À Ansot, cet habitat est organisé en trois massifs d’une  surface totale de 3 ha ; ce qui revêt un caractère remarquable car très peu représenté à l’échelle du département.

Quelle est cette plante ?

© Ville de Bayonne

Une herbe géante appelée roseau commun. Il peut mesurer jusqu’à 5 m de hauteur. On est bien loin de l’herbe de nos pelouses. Pour bien grandir, le roseau doit avoir ses racines le plus au contact de l’eau. Sa grande taille lui permet d’abriter des espèces rares.

Petit mais costaud !

© Ph. Fontanilles

Le Phragmite aquatique, environ 10 gr, est un grand migrateur. Il niche en Europe de l’Est et passe l’hiver en Afrique du Nord soit près de  4 000 km plus au sud…
Il fait halte à Ansot où il s’abrite dans les roselières pour reconstituer ses réserves de graisses avant de franchir les Pyrénées.
Espèce menacée du fait de la raréfaction de son habitat. Elle est classée en voie d’extinction.

© Ph. Fontanilles

La Gorge-bleue à miroir migre à travers l’Europe vers l’Afrique du Nord où elle va passer l’hiver. Pour reprendre des forces, elle se pose quelques jours à Ansot. La roselière constitue pour elle l’habitat qui lui offrira le gîte et le couvert.
Son nom vient du cou des mâles qui présente un dégradé  bleu vif, noir et roux éclairé par une tâche blanche appelée le miroir.

Je suis toxique !

© Ville de Bayonne

L’œnanthe safranée est une plante herbacée très répandue dans les milieux humides et peut atteindre 1,5 m /2 m de hauteur. Elle fleurit blanc de mai à juillet et ses feuilles ressemblent à du persil ou du cèleri.  Considérée comme toxique, un morceau de ses racines (tubercules) peut s’avérer fatal d’où son surnom de « Navet du diable ».

Je suis toxique !

© Ville de Bayonne

Le Baccharis ou Séneçon en arbre est une plante dite  invasive. Echappée des jardins par le vent qui dissémine ses milliers de graines à des kilomètres, elle envahit les milieux humides  qu’elle apprécie, au détriment des espèces locales comme le roseau commun.

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